J-4 : Whanganui River (I)

15 05 2011

Pipiriki, 15 mai 2011, 9h30

Réveillé par les bêlements affectueux d’un troupeau de moutons gambadant joyeusement dans l’herbe, malgré les rafales qui secouent ma camionnette. J’attends le téléphone de Whanganui Rivers Adventures, l’opérateur qui devrait m’amener sur la rivière éponyme jusqu’au Bridge to Nowhere, le pont menant nulle part Après m’avoir annoncé un temps humide entre pluies et quelques éclaircies, il m’indique que je peux encore renoncer. Toutefois, comme cette météo est mienne depuis quelques jours, je ne vais pas abandonner : il s’agit peut être d’une unique occasion de parcourir ce fleuve.

Pour le petit déjeuner, je prépare quelques pancakes, selon la recette d’Antoine. A court de lait, l’eau mise à la place pour obtenir la bonne consistance les rendra légèrement moins savoureux. Mon seul regret: ne pas avoir trouvé de sirop d’érable hier dans la journée pour les accompagner. Je mets à cuire six œufs durs, en partie pour le repas de midi, coupe quelques morceaux de cheddar et emballe le tout avec deux tranches de pains et une banane pour le repas de midi.

Les pâturages bordant la route occupent des collines et des vallons aux formes plus torturées que ceux présents plus au Nord, soit à Waitomo, ou encore dans le Far North. Peu à peu, les prés cèdent la place aux cultures sylvestres de pins. De nouvelles plantations ornent les crêtes d’un côté de la vallée, alors qu’elles ont déjà atteints leur pleine maturité de l’autre. Puis, aux abords de Whanganui National Park, la forêt vierge remplace les résineux, les vallées se creusent, la route est découpée au couteau dans le paysage. D’un côté, des pans verticaux de limon aggloméré, sur lesquels poussent fougères et autres plantes, bordent la chaussée, alors que de l’autre, un abrupt terrain plonge tel un précipice jusqu’à la rivière en contrebas. Ce n’est qu’en arrivant à Pipiriki que le paysage se radoucit un peu; quelques pâturages réapparaissent.

Je trouve facilement l’office de l’opérateur. Comme je suis en avance, je profite de rédiger l’histoire de ce début de journée, et recharger la batterie de mon portable. Définitivement, l’informatique est un vrai fléau en ce qui concerne l’obligation électrique. Alors que j’écris ces lignes, dehors la pluie se déchaîne. Restons positifs: tout ce qui tombe maintenant ne tombera pas plus tard. Dans l’absolu, je ne suis pas fait de sucre.

Plantation de jeunes pins européens

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