J-6 : Te Horo Beach – Wellington

16 05 2011

Downtown backpacker, Wellington, mardi 17 mai 2011, 13h30

D= 922.0 km

Et voilà, je suis à Wellington, porte de départ pour la magnifique, fantastique, splendide South Island. D’accord, j’en fais un peu trop! Revenons en tout début de journée. Quel doux plaisir d’avoir été bercé par le grondement des vagues, les feulements des vents, ainsi que les doux mouvements de mon van, oscillants dans les rafales. 6h30: alors que l’aube pointe à peine, je me réveille en pleine forme. Le temps que l’eau bout pour le thé, je range l’intérieur de mon gîte. Puis petit-déjeuner face à la mer toujours en furie.

Furie aqueuse à l'assaut des plages

Je rencontre à nouveau la même dame que hier soir, une kiwie mariée à un français qui promène son chien au lever et au coucher du soleil, tous les jours. Elle m’affirme qu’elle ne quitterait Te Horo Beach qu’à contre-cœur, ce que je conçois tout à fait. Moteur! de retour sur la SH1, une soixantaine de kilomètre me séparent encore de Wellington. Je ne les parcourrai pas d’une traite, avec un premier petit arrêt à Waikanae. Le livre que Jonathan m’a donné, intitulé 202 Great Walks in New Zealand, est une petite merveille. M’ayant déjà entraîné à Mangapohue Arch et Ruakuri Cave, il m’amène aujourd’hui à flâner le long de la rivière Waikanae. Un retraité près du boat club m’indique le chemin et me propose de me parquer à proximité, comme cela il pourra garder un œil sur la voiture pendant qu’il poursuit la construction d’une rampe amenant jusqu’au perron du bâtiment.

Après avoir traversé le cours d’eau, je descends en direction de son embouchure. La surface est agitée, le courant naturel luttant contre la marée montante, poussée par le vent. Il semblerait bien qu’en période de vives eaux, comme actuellement, le marnage conjugué aux airs tempétueux, la marée submerge partiellement le chemin.  Grimpant sur le talus, il est toutefois possible de descendre jusqu’à l’estuaire, et admirer les brisants. A mesure que l’on s’approche de la plage, l’air devient chargé d’embruns et de sable. Si le premier est agréable, le deuxième l’est beaucoup moins. Je remonte ensuite le long de la berge, quelques kilomètres en amont de la première passerelle.

Estuaire de Waikanae

La rivière a retrouvé son air calme et s’écoule avec quelques petits rapides. La balade est pittoresque avec des chevaux pâturant tranquillement dans les prés, des gués pour cavaliers, l’ombre naturelle de ces feuillus déplumés par l’automne et ces arbustes fleuris. Toutefois, elle ne possède pas le charme plus sauvage de la première partie. De retour au boat club, Roy, le retraité, m’invite à partager un thé et discuter du temps, de la Nouvelle Zélande, de mon voyage, … je devrai même sortir une carte pour lui montrer mon périple de Pâques et par où je suis descendu jusqu’à présent. Bien entendu, lorsque je remonte, si l’envie me prend de m’arrêter à proximité de Waikanae, je n’ai qu’à m’installer près du boat club, lui téléphoner et il me donnera la clef pour les commodités. Peu après il me libère, car j’aurai bien besoin de ces six semaines si je continue à m’arrêter aussi souvent.

Un nouvel arrêt deux villages plus loin pour découvrir Queen Elizabeth II Park, où un chemin gravillonné en forme de huit sillonne dans les dunes. Vue sur la plage, ou plutôt sur ce qui en reste, car la mer Tasmane en a presque pris possession dans son intégrité, ou sur les montagnes à l’intérieur des terres; tout est troublé par la présence d’embruns dans les airs. Un brouillard salin s’élève à proximité de la côte, pâlissant les horizons.

Queen Elizabeth II Park : vue en direction de Wellington

SH1, de nouveau la SH1, aucune autre alternative pour gagner Wellington. Je passerai à pleine vitesse à côté des collines, décors des champs Fellanor. Puis soudain, la route, pour une fois une véritable autoroute digne de nos contrées, se ressert, perd une voie, puis celle d’arrêt d’urgence dans les deux sens. Il faut dire qu’entre le front de mer et la montagne, il y a tout juste la place pour la ligne ferroviaire et une route bidirectionnelle. De temps à autres, lorsqu’une vague plus forte que les précédentes arrive, elle éclate contre l’accotement et les embruns sont propagés sur la route.

Et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, je suis dans Wellington. Le temps de trouver un parking pour la nuit. Je descends au Downtown Backpack, effectue ma petite lessive. 15h00. Il est temps de partir à la découverte de la ville. Peut être irai-je faire un tour à Te Papa, après m’être trouvé un pantalon étanche? M’arrêter dans un cybercafé ou dans un bar avec un wifi libre pour blogguer un petit peu. Puis au retour, il me faudra passer par le supermarché pour me mitonner quelques petits plats à emporter tout congelés pour la suite des aventures.

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