J49 – Auckland et crash

29 06 2011

Northern Steamship Co., Auckland, mercredi 29 juin 2011, 17h50

Trajet : Orere Point – Auckland

D = 7399.2 km

Encore une nuit aux averses intermittentes, entre deux passages de nuages, je profite d’admirer la Croix du Sud, dont l’éclat est malheureusement terni par les lueurs nocturnes d’Auckland dans le lointain.  A mon lever, l’horizon est barré de nuages;  je ne profiterai donc point d’un dernier magnifique lever de soleil sur le golfe d’Hauraki. Alors qu’une fine bruine résonne sur le campervan, le bacon dore dans la poêle et les œufs se brouillent sous mes coups de fourchette. Un vrai régal, ce dernier repas pris en compagnie d’Hibiscus! Après une dernière photographie souvenir, le long de la plage, je rejoins Auckland par le chemin des écoliers, en suivant la côte. Entre plages et pâturages, je profite de ces derniers instants de conduite en Nouvelle-Zélande. Un vrai régal. Au loin, des silhouettes connues réapparaissent : rangitoto, sky tower, …

Alors que je suis encore à plus de trente kilomètres de la cité, le paysage s’urbanise, les frontières entre les villages s’amenuisent, les banlieues se développent. Cela aurait pu être si simple, et pourtant. Mes parents m’avaient souhaité beaucoup d’aventures. Je crois qu’aujourd’hui j’en ai eu plus que ma part. Alors que j’atteignais péniblement le sommet d’une côte, une voiture me double sur les derniers mètres de la voie de dépassement, avant de se rebattre à peu de distance devant moi, en une demi queue de poisson. Je vous laisse imaginer la scène en vous donnant les derniers éléments : la côte se termine avec un virage se terminant sur un rond-point. N’ayant pas la priorité, la conductrice de la voiture pile sur les freins, sans penser qu’elle venait de se rabattre à une distance inférieure à celle de sécurité juste devant moi… Pas de blessé, juste de la casse matérielle. Hibiscus, cette bonne vieille camionnette en tôle d’acier, possède un pare-choc un peu enfoncé, alors que sa carrosserie frontale est légèrement défoncée. L’autre voiture, une Renault Scénic, véhicule en plastique, ne peut pas en dire autant… La police, survenue peu après, entendra nos griefs respectifs et finira par trancher que les assurances devront se partager la casse, ma faute n’étant que partielle… Piètre consolation, à moins de 3 kilomètres de l’arrivée, après 7 semaines et plus de 7000 kilomètres, cela me fait vraiment mal au ventre, et aussi au porte-monnaie.

Je rejoins le CACM, dominé par Mount Wellington. Je profiterai des commodités du labos pour refaire une beauté à mon fidèle compagnon, quelque peu cabossé. Le nettoyage intérieur est plus que nécessaire après ces sept semaines d’exploration. Jamais je n’aurai imaginé aspirer autant de graviers, sables et autres poussières. Je profite de l’arrêt pour mettre de l’ordre dans mes affaires, empaqueter mon sac, ranger mes provisions, afin que tout soit prêt lorsque je rendrai le véhicule. 12h00, un dernier adieu à mes anciens collègues et je roule jusqu’au dépôt. Chez Escape, je remplis les divers papiers nécessaires pour l’assurance. Lisa, l’employée, me demande si je vais bien et si je ne ressens pas de contrecoups. Je la rassurerai, et lui propose même une ou deux améliorations pour l’aménagement des bus, et lui signale un joint défectueux sur Hibiscus. Sachant que ma prochaine destination est l’Australie, elle me recommandera d’être prudent, car les Aussies sont encore plus mauvais conducteurs que les kiwis. De retour à Auckland, je choisis le Fat Camel comme backpack. Le temps que ma lessive tourne, je retourne me balader dans les rues : Queens Street, Viaduc Harbour, Sky Tower, … un vrai bonheur, je m’y sens presque comme de retour à la maison. Au passage devant la banque BNZ, je profite de clore mon compte. Demain je volerai pour l’Australie. Avant de retourner au Backpack me cuisiner un bon plat de pâtes, j’irai me régaler d’une dernière Black Mac au Northern Steamship Co. à Quay Street. A l’endroit même où j’avais dégusté ma première bière dans un bar à Auckland. La boucle est bouclée.

Sinon, à propos de ce voyage, je peux vous fournir quelques chiffres, et comme je sais que certains scientifiques lisent ce blogue, parmi les photographies, vous trouverez un petit graphique résumant l’évolution des principaux facteurs :

  • 7399.2 kilomètres parcourus avec Hibiscus
  • 835.16 litres d’essence sans plomb consommés
  • 1000 kilomètres approximativement parcourus à pied
  • 42 jours de beau temps
  • 11.29 litres de moyenne aux cent kilomètres light
  • 9 brasseries dont la production fût dégustée
  • 7 jours de pluies
  • 4 bouteilles de vins
  • 4 fish’n’chips
  • 4 nuits en cabanes
  • 2 traversées en ferry aller-retour
  • 3 îles
  • 3 bouteilles de GPL pour la cuisinière
  • 3 îles visitées
  • 2 kiwi-burgers
  • 2 jours de bruine
  • 2 kiwis observés
  • 1 accident
  • 1 obligation de revenir (Tongariro Alpine Crossing)

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