Chalet des Tailles – Le chemin de l’Eau

11 08 2011

Ecrit au chalet des Tailles, Chesières, jeudi 11 août 2011, 21h00

Peu à peu les étoiles pâlissent, le ciel blanchît à l’est. L’aube n’est pas loin. Bien à l’abri dans mon sac, j’admire ce moment tout particulier lorsque l’horizon rosit, découpant la silhouette des montagnes, telle une flamme à l’acétylène un tôle d’acier.  Ayant profité de cet instant magique je me rendors tranquillement. Le soleil ne l’entends toutefois pas de cette façon, et darde ses ardents rayons sur le toit, jusqu’à ce que la chaleur finisse par me réveiller. Quittant ma chrysalide synthétique, je reste toutefois allongé sur le toit et plonge à nouveau dans les bras de Morphée. Il plus qu’agréable que de profiter de la douce tiédeur du matin pour paresser encore un peu. Ce n’est que vers neuf heures que je me lève.

Une fois la vaisselle de hier soir achevé, l’étage inférieure, réveillé depuis plus d’une demi-heure se décide enfin à gravir les escaliers. Il faut dire que le déjeuner est presque prêt et qu’il ne reste plus qu’à dresser les couverts sur la terrasse afin d’en profiter. Après que Sophie nous ait quitté en fin de matinée, nous descendons peu après midi avec Vanessa jusqu’à Villars afin d’y faire quelques emplettes. L’opération tournera court, nous arrivons avec à peine un quart d’heure de retard sur la fermeture de midi du magasin. Nous tenterons de patienter jusqu’à sa réouverture, mais le tour du village ne nous occupera qu’une bonne demi-heure. Au lieu de se tourner les pouces, nous décidons d’y revenir en fin d’après-midi.

Ecrit au chalet des Tailles, Chesières, jeudi 11 août 2011, 21h00

Le retour au chalet ne durera que quelques minutes, le temps de s’équiper pour une petite balade dans les anciens pâturages de Chesières. Compte tenu de la pente, le pré du chalet est descendu rapidement, avant de longer la montagne à flanc de coteau. Des anciens prés, il ne reste aujourd’hui quelques clairières éparses : les conifères éparses ont finis par former des forêts, séparant ces havres de paix. Trônant au milieu d’un plateau herbeux, un magnifique chalet, ou devrais-je plutôt dire une ancienne ferme étends ses longs avant-toits décorés de panneaux ciselés. En aval, un mur de pierre sèche couronné d’une chevelure florale, délimite un jardin semi-circulaire au centre duquel trône un imposant arbre.

Mazot aux avant-toits ciselés

Nous rejoignons malheureusement le Chemin des Chavasses. Autrefois délimitant la partie supérieure du village, il est aujourd’hui perdu au milieu des faux-vieux chalets, tant par leur style, que par leur taille. Afin de quitter cet endroit civilisé, j’entraîne Ness sur les traces d’un ancien chemin vacher. S’il est indiqué sur ma vieille carte de 1986,  il a disparu dans la réalité, tout comme sur celle de 2006. Qu’importe nous grimpons à travers les bois. C’est à cet instant que je m’aperçois qu’effectivement que la forme physique de ma chère amie n’est pas développée. Elle m’avait prévenu qu’il lui fallait une balade courte, kilométriquement parlant, car d’un point de vue strictement temporel, elle pourrait se révéler longue.

Mazots dans un pré

Finalement nous gagnons ce qui semble être le vieux sentier, longeant une conduite d’eau d’où émergent verticalement, à intervalle régulier, des tubes rouillés de différentes hauteurs. Ne possédant ni vanne, ni couvercle, leurs présences demeurent un mystère.

La végétation a engloutit l'ancien tracé

Si le chemin se fait moins pentue, il gagne en sauvagerie ; ronces, arbustes, orties ont fait leur le tracé qui est complètement happé dans la végétation. A la clairière du Riondet, nous décidons d’écourter la ballade, il ne reste plus qu’à s’élever de 120 mètres pour rejoindre la route conduisant à la Truche. Ness revit lorsqu’elle franchit les derniers barbelés la séparant du bitume : à l’instar d’une victorieuse et longue ascension, elle ne peut s’empêcher de lever ses bras en signe de victoire.

Ness victorieuse d'une longue ascension

Trois quarts d’heure plus tard, après un détour pour le chalet pour récupérer les clefs de la voiture, nous sommes de retour à Villars pour quelques emplettes de première nécessité, telle le pain, de la poudre à lever, de la viande, … ainsi que de la limonade pour des mojitos. En fin d’après-midi, le projectionniste proposait de regarder The Brothers Bloom, une fresque aussi rafraîchissante que le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain. Le film narre l’histoire des frères Bloom lorsqu’ils arnaquèrent Pénélope, riche orpheline de ses deux parents. Accompagné de guacamole, d’houmous en guise d’apéro, l’instant fut des plus agréables. A l’heure du repas, rösti et salde de courgette à la mauresque se marie à merveille  avec l’escalope parisienne et un petit Gamay.

Rösti et entrecôte parisienne

Alors que la nuit est tombée depuis un long moment, nous grimpons sur le toit pour le célèbre Chesières Open Air Cinema. Le panorama nocturne est magnifique : si les astres luisent faiblement dans la luminosité de la plaine lune, les lointaines alpes valaisannes se découpent dans le lointain, alors que Villars resplendit de tous ses feux. Tout en regardant le film d’un œil, nous observons le ciel, dans le secret espoir de voir passer quelques étoiles filantes. L’espoir se concrétisera et bien que la nuit la plus peuplée devrait être dans 2 jours, cinq illumineront le ciel d’une trace éphémère…

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