Chalet des Tailles – Lac des Chavonnes

13 08 2011

Ecrit à Renens, lundi 15 août 2011, 11h30

Ayant passé tous la nuit sur le toit, le soleil nous tire des bras de Morphée. Chacun s’étire paresseusement, bien décidé à profiter de la chaleur matinale. Les cris de bénédiction de Sarah ne cesse de retentir, tant elle est contente de profiter de cet instant. Les gargouillis de nos estomacs nous rappellent à l’ordre. Dehors sur la terrasse, entre pancakes au sirop d’érables, gruyère, ou tartine au beurre et à la confiture le petit déjeuner s’éternise.

Le Chamossaire

Peu avant midi, je décide de partir me dégourdir les pattes. Comme hier, je suis le chemin de l’Eau, toutefois au lieu de remonter directement jusqu’au Roc d’Orsay, je poursuis le chemin à flanc de montagne. Les marques jaunes du sentier pédestre sont remplacées par celle blanche et rouge du chemin de montagne, le tracé se fait mal-plat, plus étroit, la pente à travers laquelle il est tracé devient plus abrupte. Entre pierrier, combe humide, le paysage est plus sauvage que sur la première partie de l’itinéraire. Peu après le Creux des Dardeys la forêt est remplacée par des clairières, puis par des pâturages. Si aux Cougnons je rejoins une route, je la quitterais quelques kilomètres plus loin pour traverser des prairies jusqu’aux fontaines, un autre point de captage de la commune d’Ollon.

Rejet du Torrent du Dard, après le captage

Si jusqu’ici l’itinéraire suivi avançait à flanc de montagne, il est de temps de s’élever en direction du Col de Bretaye pour redescendre sur le Chalet des Tailles. Au lieu de prendre la route la plus directe, je décide de passer par le Lac des Chavonnes. A proximité de ce dernier, à l’endroit où un panneau indique « Gstaad Rally & Yacht Club : parking », je découvre une collection d’ancien véhicule allant de la jaguar type E, au nez allongé, à la Triumph ainsi que deux vieilles Bentley. Du sommet d’une prairie, je découvre les eaux couleurs malachites du lac des Chavonnes, au creux d’une dépression, jouant le rôle d’un écrin. Je ne serais toutefois pas seul au monde pour en profiter, les rives sont peuplées de pêcheur venu profité de l’air alpin par cette belle journée ensoleillée. Si je m’attendais à ce que le Yacht Club de Gstaad n’amène pas de luxueux runabouts vernis sur le lac, j’espérais au moins la présence de petit dériveur. Je serais déçu en découvrant que seuls quelques modèles réduits régatent ensemble.

Les voitures du Rally and Yacht Club Gstaad

Devant l’eau limpide du lac, je ne résisterais pas à piquer une tête : je m’attendais à ce que l’eau soit bien plus froide, et pourtant sa température est juste rafraîchissante.  Devant l’air ébahi, ou plutôt mécontent des pêcheurs, je nagerais quelques longueurs avant de ressortir, à leur grand soulagement. Pourtant, n’ayant pas pratiqué le crawl, aucun remous n’est venu troubler les eaux. Dans ma lancée, j’espérais encore me baigner au Lac de Bretaye. Toutefois, une espèce de nénuphars a colonisé les rives du lac et s’étends sur les premiers mètres, rendant les baignades impossibles. Quel dommage. Je rejoins alors le chalet par l’itinéraire habituel de la route menant à la Truche.

A mon retour au chalet, les filles sur l’avant-toit rôtissent tels des poulets chez un de ces marchands ambulant qui les grillent. Ayant tenté – avec échec – de raisonner Sarah pour qu’elle reste une nuit de plus, nous partageons un dernier en-cas avec elle, accompagné d’un petit verre de Jägermeister. Réminiscence d’une époque passée, je ne vais pas vous compter l’histoire qui vit la naissance d’un yoshi sur le toit du chalet des Tailles il y a quelques années.

Pour cette dernière soirée au chalet des Tailles, le menu sera de simples, mais gargantuesques grillades, avec salade et crudités. Le repas fut presque trop sain avec encore du melon en entrée. Comme tout les soirs, nous grimpons sur l’avant-toit. Le reflet de la lune dans la couverture nuageuse sera toutefois trop important pour que nous puissions observer des étoiles filantes. A la place, le Chesières Open Air Cinema reprends du service, avec The Secret of the Magic Gourde, une expérience mémorable. En tant que film produit par Walt Disney, les leçons de morales se comptent à tour de bras. Sa particularité est toutefois d’être un produit purement chinois – sans doute servant à l’endoctrinement de la population – où les répliques moralisatrices jaillissent sans aucune délicatesse. Bref, un instant mémorable de franches rigolades.

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