Limmatschwimme

18 08 2012

Dimanche 19 août 2012, 9h00, Aarau

Lors de ma dernière visite à Chesières, au cours d’une discussion Vanessa a laissé tomber qu’elle allait participer à la Limmatschwimme à Zürich. Il s’agit de descendre le cours de la Limmat depuis sa source à la sortie du Lac de Zürich, jusqu’aux bains fluviaux d’Oberer Letten, situé 2 kilomètres en aval. Si une option sportive existe, qui consiste à accomplir le parcours dans le minimum de temps, la majorité des participants se laisse emporter simplement par le courant.

Samedi en début d’après-midi, après avoir rejoint Vanessa et Max à la gare de Zürich, tout en gagnant les rives du Lac, nous regardons tous ces baigneurs glisser au fil de l’eau, accrochés à leur flotteur officiel, cette année en forme de papillon jaune aux ailes vertes. Pour plus de confort certains ont emporté leur matelas gonflable ou un petit radeau pneumatique où sont disposées quelques bières. Ne devant pas nous élancer avant 15h20, nous nous délectons d’une petite salade avant d’aller piquer une tête dans le lac au Chinagarten.

Limmatschwimme

Enfin, il est l’heure d’aller récupérer notre petit papillon et de se jeter dans la Limmat. Avec la chaleur de ces derniers jours, la température est plus qu’agréable et atteins officiellement la valeur de 23.5°C. Une fois à l’eau, le courant nous entraîne tranquillement pour une véritable découverte touristique de la ville. Les vieux bâtiments construits sur les rives de la Limmat possède déjà un certain charme, observé du quai d’en face. Observé depuis le ras de l’eau, cette perspective nouvelle et inhabituelle leur confère un cachet extraordinaire. La façade de la Grossmünster, flanquée de ses deux clochers aux toits arrondis, semble s’élever directement au-dessus du quai, le mur de soutènement cachant les autres bâtiments.

Au fil de l’eau

Répartis au fil de l’eau, des sauveteurs bénévoles observent attentivement la surface. Les mieux organisés, sans doute ceux ne venant pas pour la première fois, ont équipé leur nacelle, ancrée au milieu de la rivière, d’un parasol. La police fluviale, quant à elle, surveille les nageurs et sort de l’eau tous les resquilleurs, reconnaissable à l’absence de papillon. Avec près de 4200 nageurs officiellement inscrits, si plusieurs dizaines de personnes s’élançait dans la Limmat pour les accompagner, la tâche des sauveteurs seraient accrues et la sécurité ne serait plus forcément garantie.

Au fil de l’eau, les ponts rythment l’avancée. Arrivée à la hauteur de Zürich, la magnifique façade du Musée National d’Histoire Suisse se dresse derrière une rangée d’arbre. Après la Platzspiz, nous rejoignons un couple, dont la demoiselle porte un flotteur des plus insolites : reposant de ses deux pieds sur les épaules de la nageuse, une poupée gonflable se dresse fièrement au-dessus des flots. Au niveau de la jonction avec la Sihl, l’autre rivière zurichoise, un barrage entraîne une réduction de la largeur de la Limmat, et une accélération notable dans le flux hydraulique. Emporté plus rapidement, nous arrivons bientôt en vue des bains. Comme dans mon souvenir, lorsque Lis m’avait emmené voir ces bains lors d’une visite à Zürich, la rive droite est bondée par des baigneurs. En aval, quelques jeunes sautent avec entrain d’un pont en arche, s’élevant à une petite dizaine de mètres au-dessus des flots. Peu avant 17h00, nous arrivons malheureusement à la fin du parcours.

Les bains fluvieuax d’Oberer Letten

Retour à la gare de Zürich, où nous prenons le train jusqu’à Baden, une charmante petite bourgade sise sur les bords de la Limmat. L’ambiance y est festive pour une dizaine de jour kermesses estivales. Entre les échoppes vendeurs de spécialités étrangères, une quinzaine de bars à la décoration déjantée occupent les rues de la veille ville. Il ne faut pas imaginer de simple cantine, mais de véritable construction en dur s’élevant sur deux étages, avec terrasse sommitale, avant-toit, … Un vrai régal pour les yeux. J’ai particulièrement bien aimé celui du Léviathan, dont la façade est recouverte d’objets en bois aléatoirement disséminé : bâtons et skis, botte-à-cul,  mécanisme de morbier, portes, … ainsi que celui de Hell’s Vespa où la décoration un peu plus trash et steam-punk fait appels à des éléments de mécanique, de vieilles vespa, ainsi qu’une ancienne 2CV, en version break dont le coffre sert de frigo pour les boissons. Toutefois, nous nous y arrêterons pas, ou plutôt uniquement le temps d’acheter une canette de bière, que nous siroterons tout en marchant.

Mur du Léviathan et clocher de l’église à Baden

A Wettingen, petit arrêt au centre commercial avant de gagner Aarau en voiture. Après un dernier apéro, la nuit est depuis longtemps tombée quand nous nous mettons au fourneau. Point de grande gastronomie ce soir, patates grillées, côtelettes de porc et salade de tomates. Simple mais délicieux.

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