Back to work

21 03 2011

Hier soir, avant de remonter sur Mt Eden, j’ai téléphoné au Dr Mark Battley, Senior Research Assistant, qui m’accueille au Center for Advanced Composite Materials à l’Université d’Auckland. Il passe me chercher ce matin vers 9h, pas trop dur pour un premier jour de travail.

Un peu avant 10h, arrivé sur le Campus de Tamaki, situé dans le sud d’Auckland, il me présente aux ingénieurs du laboratoire avant de récupérer leur nouveau jouet : une caméra à haute vitesse. Nous repartons alors en direction du centre d’Auckland, là où est logée la machine sur laquelle je vais travailler. Son doux nom : SSTS Machine, acronyme de  Servo-hydraulic Slam Testing System. Sous ce nom barbare se cache une presque merveille technologique qui permet de simuler un impact de type vague sur une plaque structurelle de grande dimension (1030 x +/- 600 mm). Sur le chemin pour y aller, Mark me fait faire un peu de tourisme pour découvrir Mission Bay, la plage où, par temps ensoleillé, les néo-zélandais vont se baigner et Hodson Bay, une gigantesque marina protégée par une digue sur laquelle passe une route.

Une fois arrivé à destination, Mark me présente deux de ses assistants, l’un, Tom Allen que je connaissais via courriel, un néo-zélandais pure souche, l’autre, Erwan, un français de Montpellier, ayant effectué son master au CACM et occupant actuellement le poste d’associé de recherche, jusqu’à mi-avril, avant de parcourir l’Asie pour les 6 prochains mois. Au menu de la journée, présentation de la machine à quelques assistants du laboratoire qui ne l’avaient encore jamais vue en réalité, ainsi que quelques tests pour filmer à haute vitesse. Excellent premier contact avec les bêtes. Pour les photos, il faut que je demande à Mark si je peux en poster au moins une sur ce blog.

Retour l’après-midi au Campus, avec une petite visite à la clef, le temps de grignoter nos sandwichs. L’Université est particulière, tous les cours d’ingénierie sont donnés sur l’Epsom Campus, la majeure partie du département de mécanique se trouve encore sur le Campus d’Auckland. Le bâtiment voisin du CACM est un département consacré à l’œnologie. Les ingénieurs sont en train de presser le moût et observer le vieillissement en fût de chêne d’autres vins. Bref, très surprenant.

Ce soir, retour sur Auckland avec le bus de l’Université qui relie le Campus de Tamaki à celui d’Auckland, puis je monte au Frienz, mon nouveau backpack, situé au centre ville, plus proche des commodités, et surtout, plus proche de mon travail. Mission ravitaillement de mon frigo en arrivant, puis je me cuisine un petit émincé d’agneau aux poivrons et tomates, avant de vous mettre au courant de ces derniers jours. Première impression sur ce nouveau logis, un peu plus « auberge espagnole » que l’autre, un peu plus bruyant mais tout aussi sympathique.





Coast-to-Coast Walkway

20 03 2011

Debout à 7h30, un petit déjeuner, que je ne qualifierais pas de bon, étant donné que je ne me suis pas encore complètement habitué au pain mou. Mais bref, je suis en pleine forme et saute à 8h30 dans le train, en route pour Auckland Central. Un petit tour à l’iSite pour dégoter le plan du chemin coast-to-coast qui part de Viaduc Harbour pour arriver à Manukau Harbour, de l’autre côté de l’île, baigné par l’Océan Pacifique.

Comme je m’étais déjà baladé par le port et le quai hier, je prends le chemin en route à Albert Park.

… /* L’histoire sera écrite un peu plus tard, seules les conclusions seront présentes */ …

De retour à Pentland’s Backpackers, je déguste tranquillement une bière sur la terrasse en compagnie d’autres gens. Les discussions vont bon train sur les reventes de Campervan à l’arrivée de l’automne, l’utilité d’une voiture pour découvrir la Nouvelle-Zélande, …

Comme je déménage demain de Backpack, le souper est un peu frugal, histoire de finir les restes. Si, en Suisse, le célèbre pain-fromage-pomme est excellent, en Nouvelle-Zélande il ne représente pas l’excellence, si l’on parle du goût. Ces deux jours n’ont pas contribué à rendre les fromages plus goûtus, par contre, le pain, lui, s’est un peu raffermi sous l’effet de la déshydratation. Renseignement pris, il semblerait que dans ce pays tous les fromages doivent être préparés à partir de lait pasteurisé. Avant de retourner prendre l’air, je transfère des photographies de la carte SD sur l’ordinateur.  « Ô rage, Ô désespoir » pourrais-je m’exclamer – dans la réalité, j’ai utilisé un terme bien plus propre à la langue anglaise – : lors du transfert, la carte est notée comme corrompue. Bref, aucune photo d’aujourd’hui. Toutefois le splendide coucher de soleil que le ciel gris a négocié me fait vite oublier cette mésaventure. De toute façon, je repasserai sûrement par les plus jolis endroits.

Enfin, comme il s’agit du dernier soir à Pentland’s, je décide de gravir à nouveau rapidement le Maungawhau (Mt Eden) pour admirer Auckland by night, paysage si vanté pour sa luminosité par deux allemandes. L’effort – enfin pas tellement pour une dénivelée inférieure à 200 mètres – vaut le coup. Après un petit quart d’heure dans un chemin en terre battue serpentant dans les herbes grasses, Auckland se dévoile à l’œil. Si, de jour, le spectacle est terne avec ces petites maisons qui s’étalent à perte de vue, de nuit, les lampadaires des rues rendent ce paysage fantastique.

Auckland by Night, vu de Maungawhau (Mt Eden)

One Tree Hill, un lieu si che r à U2 (vu de Maungawhau, Mt Eden)