Rapport, fishmarket and One Tree Hill

8 05 2011

Frienz, Auckland, 8 mai 2011, 20h40

Encore une journée de rédaction, malgré le soleil qui brille dehors. Heureusement que la luminosité n’atteint pas la salle dépourvue de fenêtre où je suis en train d’écrire. Le travail avance plutôt bien, bien que les phrases aient parfois de la difficulté à naître. Je me permettrai deux pauses, pour quand même profiter de la douceur de cette fin d’automne.

La première en fin de matinée m’amènera jusqu’à Auckland Fish Market. Je voyais déjà la criée, les cageots remplis de poissons, les grossistes surenchérissant, … Et bien non, comme beaucoup de noms trompeurs en Nouvelle Zélande, Auckland Fish Market n’est pas une criée. Je suis rentré en plein par la poissonnerie, où les poissons, crevettes, … sont présentés sur leurs lits de glace dans d’immenses étals réfrigérés, les crustacés encore plongés dans des bassins où l’eau ne cesse d’être renouvelée. Odeur, couleur, ambiance de la pêche sont plus que présentes, un vrai plaisir pour les sens. Plus loin, un autre stand présente steaks et filets de poissons, au naturel ou fumés, enfilés sur des brochettes ou simplement en sauce cocktail, …

Auckland Fish Market

A côté de ces deux seuls et uniques stands vendant du poisson, une épicerie vend quantité de produits aux noms et aux provenances alléchantes, chutney préparé avec soin, miel de fleurs recueilli sur South Islands, bonbons artisanaux, étals de fruits et légumes, … un petit café sert ses clients assis tranquillement autour d’une immense table de bois massif, ou confortablement installés dans des canapés; un traiteur apprête produits marins ou ovins en de succulents mets, dont les odeurs agacent mon estomac. Je ne quitterai pas l’endroit sans avoir acheté un petit steak d’hapuka.

Après avoir passé le début d’après-midi sur mon texte, je repars en fin d’après-midi avec François-Xavier, Anna, Pavel – un tchèque rencontré quelques semaines auparavant – et un français tout juste débarqué, direction One Tree Hill. Petite balade sympathique sur les flancs de ce volcan, occupé par le grandiose Cornwall Park. Les arbres que j’avais vu verdoyant à mon arrivée, ont aujourd’hui perdu quelques feuilles, alors que la plupart des autres ont déjà viré au brun.

One Tree Hill, enfin ce qu'il en reste depuis que des maoris ont coupé l'unique pin à coups de machette

Excellente petite balade pour se changer les idées. Repas commun avec François, au menu : steak d’hapuka, kumaras à la poêle, salade de tomates, … un vrai régal.

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Sky Tower

31 03 2011

Ecrit à Frienz, Auckland, 31 mars 2011, 22:25

17h00 : il est temps de quitter le CACM, après une journée passée à coller des jauges. Un bol d’air frais me fera le plus grand bien après avoir passé une bonne partie de la journée à respirer des vapeurs de divers solvants. Retour à Auckland, un petit passage à Frienz pour déposer mes affaires. Le soleil brille sur un fond céruléen marbré de quelques nuages. C’est parti pour admirer un nouveau coucher de soleil, toutefois, cette fois-ci, je prendrais de la hauteur. Je remonte Victoria Street de l’autre côté de Queen Street, et pénètre dans l’Atrium du plus haut bâtiment de l’hémisphère sud. La Sky Tower domine du bout de son antenne culminant à 328 mètres la Cité de la Voile et ses nombreux volcans. Sa fière silhouette est devenue le symbole de la skyline d’Auckland ; l’élégance de ce tube d’acier et de verre, couronné par un disque où prennent place restaurants et galeries panoramiques, n’est plus à démontrer.

La Sky Tower se découpant sur l'horizon aucklandais

Depuis le temps que je shootais son profil photogénique à partir de presque tous les lieux que j’ai visité : Mt Eden, One Tree Hill, Rangitoto, Devonport, Auckland CBD, … Après 2 ans et 9 mois de constructions, Auckland accouché d’un jeune monument touristique. Son poids à la naissance, environ 20’000 tonnes d’acier, de béton et de verre. Une fois le ticket acheté, un des trois ascenseurs, m’amène à la vitesse de 18[km/h], soit en environ 40 secondes à 186 mètres de haut, au pont d’observation principal. De là, la vue s’étend à plus de 80 kilomètres sur 360° par beau temps

Cage d'ascenseur vu depuis son plancher vitré : le sol est 200 mètres plus bas

Le panorama est juste vertigineux et embrase tout Auckland, des buildings centraux aux petites maisons de sa banlieue. De place en place, un volcan pointe son cratère, ou quelques parcs étendent leur verdure. Vraiment magnifique. La salle d’observation est ceinte d’une petite coursive, où le béton est remplacé par deux plaques de verre (épaisseur 38 mm)  aux quatre points cardinaux. Un grand moment de bonheur que de marcher dessus, et regarder passants et voitures près de 200 mètres en contrebas. Bien qu’un écriteau indique que le verre est aussi résistant que le béton sur lequel les gens marchent sans soucis, bien peu de monde traverse calmement ces zones, sans compter les quelques personnes qui osent s’y aventurer en poussant des cris d’effroi.

38 millimètres de vitre, 186 mètres de vide en dessus de Victoria Street

Je profite du dernier ascenseur pour monter au Sky Deck, situés 34 mètres plus haut. Les architectes ont voulu ici une baie vitrée exempte de montants opaques, les renforts sont ainsi aussi construits en verre. Si la vue sur l’horizon ne diffère pas énormément, celle offerte en contreplongée est saisissante. Des portions de place alors cachée se dévoilent complètement à notre regard. Je ne me lasserai pas de la vue, ni de regarder quels endroits j’ai déjà visité, et où je dois encore aller.

Westland Marina & Auckland Harbour Bridge

Le temps passe toutefois trop rapidement et le soleil se couche déjà. Quelques grincheux nuages empêchent que tout Auckland se pare de bronze, mais le spectacle est magique. En contrebas, toutes les rues sont recouvertes par l’ombre, tandis que nous profitons encore des derniers rayons de soleil.

Devonport et Rangitoto

Avant de descendre, je prends un petit verre au Sky Lounge, situé en-dessous du pont principal. Dégustant un verre de Stonleigh, j’y ferai la connaissance d’une finnoise, Era, venant de passer près de 3 mois à visiter la Nouvelle-Zélande, et la discussion se poursuit pendant l’apéro. Elle me conseillera quelques lieux à visiter, ainsi qu’un ou deux parcs nationaux à absolument ne pas manquer. Comme beaucoup d’autres, si elle ne devait retourner sur un dernier lieu avant de partir dans 3 jours, elle aurait été incapable de faire un choix.

Avant de redescendre, je fais un dernier tour sur le pont d’observation, afin de profiter des lumières de la ville que j’ai tant admirées de loin.

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Coast-to-Coast Walkway

20 03 2011

Debout à 7h30, un petit déjeuner, que je ne qualifierais pas de bon, étant donné que je ne me suis pas encore complètement habitué au pain mou. Mais bref, je suis en pleine forme et saute à 8h30 dans le train, en route pour Auckland Central. Un petit tour à l’iSite pour dégoter le plan du chemin coast-to-coast qui part de Viaduc Harbour pour arriver à Manukau Harbour, de l’autre côté de l’île, baigné par l’Océan Pacifique.

Comme je m’étais déjà baladé par le port et le quai hier, je prends le chemin en route à Albert Park.

… /* L’histoire sera écrite un peu plus tard, seules les conclusions seront présentes */ …

De retour à Pentland’s Backpackers, je déguste tranquillement une bière sur la terrasse en compagnie d’autres gens. Les discussions vont bon train sur les reventes de Campervan à l’arrivée de l’automne, l’utilité d’une voiture pour découvrir la Nouvelle-Zélande, …

Comme je déménage demain de Backpack, le souper est un peu frugal, histoire de finir les restes. Si, en Suisse, le célèbre pain-fromage-pomme est excellent, en Nouvelle-Zélande il ne représente pas l’excellence, si l’on parle du goût. Ces deux jours n’ont pas contribué à rendre les fromages plus goûtus, par contre, le pain, lui, s’est un peu raffermi sous l’effet de la déshydratation. Renseignement pris, il semblerait que dans ce pays tous les fromages doivent être préparés à partir de lait pasteurisé. Avant de retourner prendre l’air, je transfère des photographies de la carte SD sur l’ordinateur.  « Ô rage, Ô désespoir » pourrais-je m’exclamer – dans la réalité, j’ai utilisé un terme bien plus propre à la langue anglaise – : lors du transfert, la carte est notée comme corrompue. Bref, aucune photo d’aujourd’hui. Toutefois le splendide coucher de soleil que le ciel gris a négocié me fait vite oublier cette mésaventure. De toute façon, je repasserai sûrement par les plus jolis endroits.

Enfin, comme il s’agit du dernier soir à Pentland’s, je décide de gravir à nouveau rapidement le Maungawhau (Mt Eden) pour admirer Auckland by night, paysage si vanté pour sa luminosité par deux allemandes. L’effort – enfin pas tellement pour une dénivelée inférieure à 200 mètres – vaut le coup. Après un petit quart d’heure dans un chemin en terre battue serpentant dans les herbes grasses, Auckland se dévoile à l’œil. Si, de jour, le spectacle est terne avec ces petites maisons qui s’étalent à perte de vue, de nuit, les lampadaires des rues rendent ce paysage fantastique.

Auckland by Night, vu de Maungawhau (Mt Eden)

One Tree Hill, un lieu si che r à U2 (vu de Maungawhau, Mt Eden)