Sky Tower

31 03 2011

Ecrit à Frienz, Auckland, 31 mars 2011, 22:25

17h00 : il est temps de quitter le CACM, après une journée passée à coller des jauges. Un bol d’air frais me fera le plus grand bien après avoir passé une bonne partie de la journée à respirer des vapeurs de divers solvants. Retour à Auckland, un petit passage à Frienz pour déposer mes affaires. Le soleil brille sur un fond céruléen marbré de quelques nuages. C’est parti pour admirer un nouveau coucher de soleil, toutefois, cette fois-ci, je prendrais de la hauteur. Je remonte Victoria Street de l’autre côté de Queen Street, et pénètre dans l’Atrium du plus haut bâtiment de l’hémisphère sud. La Sky Tower domine du bout de son antenne culminant à 328 mètres la Cité de la Voile et ses nombreux volcans. Sa fière silhouette est devenue le symbole de la skyline d’Auckland ; l’élégance de ce tube d’acier et de verre, couronné par un disque où prennent place restaurants et galeries panoramiques, n’est plus à démontrer.

La Sky Tower se découpant sur l'horizon aucklandais

Depuis le temps que je shootais son profil photogénique à partir de presque tous les lieux que j’ai visité : Mt Eden, One Tree Hill, Rangitoto, Devonport, Auckland CBD, … Après 2 ans et 9 mois de constructions, Auckland accouché d’un jeune monument touristique. Son poids à la naissance, environ 20’000 tonnes d’acier, de béton et de verre. Une fois le ticket acheté, un des trois ascenseurs, m’amène à la vitesse de 18[km/h], soit en environ 40 secondes à 186 mètres de haut, au pont d’observation principal. De là, la vue s’étend à plus de 80 kilomètres sur 360° par beau temps

Cage d'ascenseur vu depuis son plancher vitré : le sol est 200 mètres plus bas

Le panorama est juste vertigineux et embrase tout Auckland, des buildings centraux aux petites maisons de sa banlieue. De place en place, un volcan pointe son cratère, ou quelques parcs étendent leur verdure. Vraiment magnifique. La salle d’observation est ceinte d’une petite coursive, où le béton est remplacé par deux plaques de verre (épaisseur 38 mm)  aux quatre points cardinaux. Un grand moment de bonheur que de marcher dessus, et regarder passants et voitures près de 200 mètres en contrebas. Bien qu’un écriteau indique que le verre est aussi résistant que le béton sur lequel les gens marchent sans soucis, bien peu de monde traverse calmement ces zones, sans compter les quelques personnes qui osent s’y aventurer en poussant des cris d’effroi.

38 millimètres de vitre, 186 mètres de vide en dessus de Victoria Street

Je profite du dernier ascenseur pour monter au Sky Deck, situés 34 mètres plus haut. Les architectes ont voulu ici une baie vitrée exempte de montants opaques, les renforts sont ainsi aussi construits en verre. Si la vue sur l’horizon ne diffère pas énormément, celle offerte en contreplongée est saisissante. Des portions de place alors cachée se dévoilent complètement à notre regard. Je ne me lasserai pas de la vue, ni de regarder quels endroits j’ai déjà visité, et où je dois encore aller.

Westland Marina & Auckland Harbour Bridge

Le temps passe toutefois trop rapidement et le soleil se couche déjà. Quelques grincheux nuages empêchent que tout Auckland se pare de bronze, mais le spectacle est magique. En contrebas, toutes les rues sont recouvertes par l’ombre, tandis que nous profitons encore des derniers rayons de soleil.

Devonport et Rangitoto

Avant de descendre, je prends un petit verre au Sky Lounge, situé en-dessous du pont principal. Dégustant un verre de Stonleigh, j’y ferai la connaissance d’une finnoise, Era, venant de passer près de 3 mois à visiter la Nouvelle-Zélande, et la discussion se poursuit pendant l’apéro. Elle me conseillera quelques lieux à visiter, ainsi qu’un ou deux parcs nationaux à absolument ne pas manquer. Comme beaucoup d’autres, si elle ne devait retourner sur un dernier lieu avant de partir dans 3 jours, elle aurait été incapable de faire un choix.

Avant de redescendre, je fais un dernier tour sur le pont d’observation, afin de profiter des lumières de la ville que j’ai tant admirées de loin.

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Rangitoto et Motutapu

26 03 2011

28 mars 2011, Frienz, Auckland, 7h10 (GMT+12)

Levé de bonne heure, bien que la majorité de mes collègues de chambre ne finisse de regarder leur film qu’à 2h00, et que la petite moitié ne rentre qu’à 4h00, je dévale les escaliers jusqu’à la rue, observe le ciel avec méfiance : le sol est toujours mouillé, le plafond nuageux semble plus élevé, le sommet de la Skye Tower est d’ailleurs largement visible, une éclaircie semble se profiler sur l’horizon. Adjugé, vendu, je pars à Rangitoto, le dernier né des volcans du Golf d’Hauraki, avec son éruption ne datant que de 600 ans en arrière.

Le temps d’avaler un solide petit déjeuner, préparer des sandwichs au pain mou, remplir ma gourde, et me voilà parti, direction le quai n°2 à partir duquel, à 9h15 sonnante, partira le ferry Fullers à destination de Rangitoto, avec escale à Devonport. Finalement, le premier départ aura lieu à 9h15, mais à peine nous étions-nous éloignés du quai, que nous y revenons pour y récupérer une personne n’étant pas montée à bord. Ce n’est pas en Suisse que l’on verrait une telle chose : se mettre en retard pour le retard d’un illustre inconnu.

40 minutes de traversée de la baie d’Auckland, à admirer la City ou North Shore, les deux volcans ou encore les pêcheurs sur la jetée de Devonport, Rangitoto dont le sommet est couronné par la brume, ou encore à discuter avec une rousse australienne, doctorante de son état, profitant d’une conférence en Nouvelle-Zélande pour faire un peu de tourisme.

Pêcheurs sur la jetée de Devonport

Pêcheurs sur la jetée de Devonport

Une dernière annonce pendant la traversée nous rappelle que l’île est complètement dépourvue de point d’eau ou encore de kiosque et qu’il est encore temps de passer à bord de celui du navire. L’île est intégralement recouverte d’une forêt, dont la verdure s’aperçoit de loin.

Rangitoto

Rangitoto, couronné par les nuages

En dehors de sa silhouette, il faut attendre d’être proche de l’île pour découvrir le noir de ses rives, pierres volcaniques solidifiées au contact de l’eau, ainsi que des champs de lave épars dans la forêt. De même, ce n’est qu’à ce moment que l’on peut observer quelques Bach perdu sur la côte.

Jetée de Rangitoto

Jetée du débarcadère à Rangitoto

Débarqué avec les autres touristes à Rangitoto Wharf, je prends tout de suite le chemin des écoliers en pénétrant dans la forêt pour rejoindre Kowhai Grove puis Kidney Fern Walk. Si, de loin, la forêt ne semblait pas si sauvage, dès l’instant où quelques pas nous mènent sous la canopée, la forêt vierge se laisse découvrir. Seul le chemin marqué de chaque côté par une petite bordure de basaltes recouverts par la mousse et le lichen me permet de ne pas me perdre et être sûr de suivre le bon chemin.

Kowhais : il s'agit des grands arbres formant la canopée de la forêt

Forêt de Kowhais : il s'agit des grands arbres qui forment la canopée

Les couleurs me semblent de deux tonalités, les verts de la forêt et les noirs de cette pierre basaltique. Il s’agit pour moi de ma première marche sur quelque volcan que ce soit, et surtout de voir des scories. Des gens bien attentionnés m’en avaient déjà ramené, connaissant ma passion pour les pierres, mais je n’en avais jamais encore observé dans leur état naturel, si je puis m’exprimer ainsi. C’est très différent de voir une scorie en Valais, où elle prend tout de suite une dimension extraordinaire, que d’en fouler du pied des dizaines. Mais toujours est-il que je ne me lasse pas de regarder ce minéral: toutes pareilles avec leur porosité, et si différentes par leur taille et leur forme. En continuant ma route, je croise les ruines de la prison dont Rangitoto était pourvue à l’époque. Dans la réalité, des ruines il ne reste pas grand chose, si ce n’est quelques petits murs, hauts d’à peine d’un mètre.

Ruine des anciennes prisons, admirez les murs en basaltes

Quittant la petite sente entourée par les fougères géantes, je rejoins le sentier principal, en route pour le sommet. Je suis étonné du peu de monde que je croise, il semble que la majorité des personnes ait choisi l’option motorisée pour rejoindre le volcan, plutôt que de se dégourdir les pattes. Le temps s’y prête d’ailleurs plutôt bien, l’absence de soleil rend la marche très agréable, bien que je n’aie pas l’habitude de me promener avec une humidité si importante.

La route trace un sillon noir de scories entre deux pans végétales jusqu'au sommet de Rangitoto

La route trace un sillon noir de scories entre deux pans végétaux jusqu'au sommet de Rangitoto

Dans son ensemble l’île ressemble à un gigantesque œuf au plat. Il faut tout d’abord parcourir le blanc, avec une courte marche d’approche entre forêt vierge, champs de lave, chemin de scories, et souvent l’impression d’être loin de tout océan puisque le sentier est presque plat.

Coulée de lave, en attente depuis 600 ans d'être colonisée par la forêt

Puis finalement gravir le jaune, le cône de lave, où les scories perdent leur couleur noire, pour prendre une teinte ocre. A l’approche du sommet, le chemin se perd dans une brume légère. Une longue volée d’escaliers à gravir et l’on se retrouve à côté d’un point de triangulation.  Entre deux passages de brume, la vue sur Auckland, Devonport, Brown Island, Waikiki est magnifique.

Devonport avec Auckland Harbour Bridge, reliant Auckland à North Shore

Avant de redescendre en direction de Motutapu, je contourne le cratère sur le chemin de crête. Grosse déception : le mur de végétation ne permet pas de voir l’intérieur du cratère. Seule une plateforme surplombant les arbres permet d’embraser les 200 mètres de diamètre du cratère et ses 80 mètres de profondeur recouverts par une forêt dense.

Vue du cratère depuis la plateforme

Vue du cratère depuis la plateforme

Il semblerait qu’un début de piste se soit créé depuis le dessous de la plateforme. J’ose. Toutefois des écriteaux à l’arrivée sur l’île indiquent qu’il est interdit de quitter les sentiers officiels. Je n’ose pas. Pourtant ça serait magnifique de descendre au fond de ce cratère. J’ose. Mais encore, les cratères étant hautement tapù (tabou) pour les maoris, y descendre est un sacrilège. Je n’ose pas. Un coup d’œil à gauche, une furtive vision à droite, aucun touriste. Départ, j’ose. Je descends rapidement les quelques premiers mètres. Les petites scories roulent sous mes pieds. Je comprends mieux que la majorité des personnes ne s’y aventurent pas avec leurs simples baskets. 10 minutes à crapahuter dans une belle végétation, encore humide de la pluie de la veille, à me faufiler entre deux fougères, me baisser pour passer sous une branche et me voilà au fond du cratère, T-shirt et short trempés. Il est occupé à moitié par un massif d’arbrisseau mort, et à moitié par une minuscule prairie d’herbe grasse, profitant du trop plein d’humidité pour pousser. Tout autour se dresse une magnifique muraille verte, couronnée par le brouillard qui s’effiloche sur la crête.

Arbres morts et prairie verdoyante se partage le fond du cratère

Arbres morts et prairie verdoyante se partagent le fond du cratère

La remontée est un peu plus difficile car les gravillons, sur lesquels l’appui se fait, ont une fâcheuse tendance à être soumis à la force de gravité. Un coup d’œil en haut, personne sur la plateforme, je me glisse à nouveau sur le chemin, en direction de Motutapu. Un petit détour en route m’amène aux grottes de lave, deux couloirs d’environ huitante mètres de long dans lesquels il faut s’aventurer avec une lampe torche. Atmosphère Indiana Jones garantie, avec au plafond nombre de toiles d’araignée, des racines surgissant de la terre, des gouttes d’humidité tombant à intervalle régulier, au sol humide des cailloux épars, et quelques trous. Sympathique visite, mais qui ne vaut pas toutefois la petite heure de détour. Une fois encore je pesterai contre ces brochures néo-zélandaises qui n’ont aucun respect des distances et surtout où il est impossible de savoir sur quel chemin l’on se trouve.

Toiles d'araignées, racines tombantes, ... tout un programme

Toiles d'araignées, racines tombantes, ... tout un programme

L’heure de marche suivante sera très agréable; je tombe sur un charmant couple de retraités aucklandais qui sont venus avec leur fifty-fifty mouillé en baie d’Islington et ont profité de faire une petite balade sur l’île. Nous poursuivrons notre chemin de conserve en discutant d’Auckland, de Nouvelle-Zélande, de Suisse, des Kiwis (tant animal qu’humain), … Je les quitte peu avant d’arriver au petit pont me menant sur Motutapu.

10 mètres de pont sépare Rangitoto de Motutapu

10 mètres de pont séparent Rangitoto de Motutapu

La différence entre les deux îles est à l’image de leur terrain. Si Rangitoto, jeune et volcanique, s’est laissé envahir il y a 600 ans en arrière par une végétation dense, Motutapu, plus âgée et non-volcanique est recouverte de prairies, avec quelques bosquets éparpillés. Très tôt colonisée par les maoris, elle est aujourd’hui encore exploitée : vaches et moutons paissent sur ses pâturages.  Il y a un petit côté d’Appenzell, avec ces collines aux pentes douces, ces verts presque électriques. Je longe la route en terre battue, enfin plutôt en terre boueuse aujourd’hui, pour gagner le plus au point de l’île. Chemin faisant, deux grosses jeeps passent à côté, et à chaque fois le conducteur me demande si j’ai besoin d’un brin de conduite. Définitivement sympathiques ces kiwis.

Motutapu : patûrage et clôture

Motutapu : patûrages et clôture

Malgré l’envie d’aller encore plus loin, jusqu’au bout de l’île, je rebrousse chemin. Il ne faudra pas que je rate le dernier départ du ferry à 17h00, et les panneaux indicatifs me donnent encore 3 heures pour retourner au point de départ. Les kiwis n’étant pas de grands randonneurs, je peux en tout cas diminuer ce temps de ¾ d’heure. Au lieu de prendre la morne route noire qui amène directement au wharf, je m’engage sur un petit chemin pédestre menant à la jetée d’Islington Bay, où l’on trouve quelques petits bachs, bien entretenus, ou ce qu’il en reste.

Ruine d'un bach : seul les éléments solides perdurent

Ruine d'un bach : seuls les éléments solides perdurent

J’emprunte alors the coastal track, qui, malgré son nom, m’engloutit dans la végétation, et me prive de la vue sur Hauraki Gulf. Le chemin, traçant sa route sur la lave, ne cesse de zigzaguer pour éviter marais ou agrégats volcaniques, de monter ou de redescendre pour escalader les coulées. Parfois, quelques petites surprises, tel ce poteau électrique perdu au milieu de nulle part

Poteau électrique, sis sur une coulée de lave, perdu dans la forêt vierge

Poteau électrique, sis sur une coulée de lave, perdu dans la forêt vierge

Finalement, je parcourais le trajet en un peu plus d’1h15. Je profite de l’avance acquise pour me jeter une première fois à l’eau, dont la température est plus qu’agréable. Par contre, malgré ma prudence, quelques coquillages ont profité de lâchement s’attaquer à ma plante du pied. Résultat : deux petites coupures qui ne m’empêchent toutefois pas de marcher.

Jetée de Rangitoto, mon premier lieu de baignade

Jetée de Rangitoto, mon premier lieu de baignade

Retour à Auckland. Rangitoto est maintenant exempt de nuage. Pour souper, un bon steak découpé dans un gigot d’agneau désossé. L’emballage en contenait deux, j’ai grillé les deux en pensant en garder un pour le lendemain, j’ai bien dit penser.

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P.S. Des fois je me demande comment je fais pour être si loquace.






Première nav’ en baie d’Hauraki

23 03 2011

Frienz, Auckland, 22h39 (GMT+23)

Après une longue journée de travail à préparer des surfaces pour le collage des jauges (ponçage et autres joyeusetés), Quentin – il faut prononcer Kwentine-, un franco-suisse naviguant avec Erwan et travaillant au CACM, m’amène jusqu’à Westland Marina. Le but : trouver un voilier sur lequel naviguer. Déposé au Royal Squadron of New-Zealand, il ne me faut pas plus de 10 minutes pour trouver un équipage et son bateau, Pork Chop. Sitôt arrivé à bord, Tom, le skipper, me demande d’où je viens, et sitôt qu’il a entendu le mot Swiss, me charrie à propos d’une montre que je devrais porter, en tant que suisse, pour le chrono du départ. Ses coéquipiers, J, Mat’, Michael, …, ne cesseront dès lors de plaisanter aussi sur le chocolat que je n’ai pas apporté.

Pork Chop', le voilier sur lequel j'ai navigué

Il s’agit d’un Elliot 10.5, un bateau de 22 ans d’âge, mais dont le bau et sa forme, proportionnellement à sa longueur, sont loin de faire son nombre d’années. Arrivé à bord vers 17h40, le skipper me présente à son équipage qui ne cesse d’arriver. De 3 à l’origine nous seront finalement 7 à bord. Avec près de 10.5 mètres à la flottaison, la place n’est pas comptée et personne ne s’est senti à l’étroit sur le pont. Un vent établi à 3-4 Bf, rafales à 5, nous propulse dans le golfe d’Hauraki, longer Devonport, virer la pointe de North Head avec Rangitoto, Waiheke et Motukorea se détachant sur l’horizon.

Rangitoto pendant la régateSi le bateau est sportif, avec un côté gîtard bien développé, l’ambiance à bord est franchement « régate saucisson ». Après virement de bord, une nouvelle tournée de bière apparaît sous la forme de bouteilles dans les mains de l’équipage au rappel. Retour à la nuit tombée, par vent arrière, tangonnage du génois, cap sur Harbour Bridge, reliant North-Shore à Auckland Central. La vue sur la skyline de la cité est magnifique, dommage que par ce crépuscule, le temps de prise soit si important avec un voilier qui ne cesse de bouger.

Skyline d'Auckland sous Grand LargueAvant même d’arriver au port, le bateau est rangé, les voiles pliées, les bouts lovés. Toutefois le skipper tolérera que l’on parte uniquement une fois la cave vidée. Bref, une ou deux bières néo-zélandaises plus tard, un franc moment de rigolade, et je repars avec la permission et la promesse de revenir mercredi prochain et celui d’après (enfin, tous les mercredis jusqu’à ce que je sois absent) pour venir naviguer. Retour au Friend : une petite heure de marche pour se dégourdir les jambes, éliminer un peu les toxines.