Mont Fort avec Valérie

31 12 2011

La Tsoumaz, 30 décembre 2011, 15h00

Demain Valérie s’envole pour la Turquie avec son petit ami. N’ayant pas encore télémarker avec ma sœur cet hiver, nous profiterons de ce dernier jour pour y remédier. Rendez-vous peu avant dix heures aux Ruinettes, nous filons tout de suite au Mont Fort. Jamais je ne me lasserais du paysage alpin. Comme hier, nous admirons les becquets, tentons de les appeler par leur nom. A deux, l’exercice est plus facile que hier et il nous en manque presque aucun. Peu avant de nous élancé, nous rencontrons et discutons avec Roger, un veille ami montagnard de notre père, qui avec sa fille, accompagnée par des amis, descendrons sur la face Sud-Est du Mont Fort et remonterons en peau de phoque jusqu’à un petit col pour profiter d’une belle descente de poudreuse.

Pour notre part, je choisis presque le même itinéraire que hier pour rejoindre Tortin. D’abord la belle pente sur le glacier du Mont Fort en dessous du téléférique, puis je rejoins les Louettes Econdoués – signifiant les pentes cachées en patois –. Toutefois, au lieu de prendre à droite après le Col des Gentianes, je bifurque sur la gauche. Je serais toutefois un peu déçu, alors que d’habitude la neige est ici toujours un peu plus poudreuse qu’ailleurs, elle a déjà été tassée par le passage de skieurs trop nombreux. Nous nous attardons guère au fond de la vallée et remonter directement jusqu’au Mont Gelé. Définitivement cette descente est une des plus belles du domaine des 4 Vallées.

Valérie étant un peu anxieuse à la veille de son départ, elle est capable d’imaginer tous les cas de figure, y compris celui où, blessée elle ne pourrait pas partir. Lors de notre arrivée, après une dernière descente sur Tortin, le soleil a atteint la terrasse de la Baraka Frite. Nous ne résisterons pas à nous arrêter un petit moment pour déguster une assiette de frite avec une petite mousse. Les températures douces invitent à farniente encore un moment, mais nous nous ne laisserons pas avoir et repartons skier. Quelques descentes sur pistes pour saluer les employés des remontées, que nous connaissons bien, puis nous nous quittons. Valérie rejoins Martigny en descendant par Verbier. Je repars sur La Tsoumaz, en passant par le Vallon d’Arby. Il s’agit d’un magnifique petit val qui se termine avec les Lacs des Vaux, en contrebas des Attelas. Encaissé entre le Plan du Fou et la Pointe des Etablons, ses pentes vertigineuses descendent immaculées jusqu’à la Farraz, une petite rivière qui s’écoule tranquillement, gelée par les froidures hivernales. Deux itinéraires à ski y prennent naissance, l’un descendant sur Verbier en passant de l’autre côté du Col des Mines, l’autre rejoignant La Tsoumaz par le lieu-dit de Chassoure.

Au lieu de suivre à la lettre l’itinéraire, ce qui m’amènerait à descendre après la première crête, je continue à flanc de coteau. D’autres skieurs m’ont précédé et le chemin est déjà bien marqué. Quelques montées en escalier, des poussées de bâtons, et j’atteins enfin une combe où seuls quelques traces existent. Je ne pousserais pas plus loin : en avant se trouve quelques couloires à avalanches, dont les trouées dans la forêt sont encore bien visibles. D’ailleurs, les températures sont suffisamment douces, pour que des plaques glissent jusqu’au sol, laissant apparaître la prairie. Zigzaguant entre les sapins, je glisse sur la neige encore vierge. Sitôt rejoint l’itinéraire à ski, la descente se transforme en champs de bosses, où la neige est déjà durcie par le passage des skieurs. Plutôt moyen, je garderais en souvenirs la pente, là-haut, où la neige était encore légère.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Publicités